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Uniquement les fous ne changent pas de perspective

  • monicchabot
  • 2 mai
  • 4 min de lecture

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J'aime lire, écouter des entretiens inspirants et rencontrer des personnes avec une perception différente sur la vie. Ce que j'apprécie le moins, ce sont les individus qui cherchent à tout prix à imposer leur vérité sur autrui. En cherchant à démontrer qu'ils ont raison. Ce qui est le plus difficile, si je discute avec quelqu'un ayant cette approche, est de ne pas réagir négativement (1) lorsque leurs propos sont dénués d'écoute et d'acceptation de la différence de perception.


Selon moi, l'objectif d'un échange d'expériences est d'apprendre des uns des autres, n'est-ce pas? Quelle est donc la raison pour laquelle il peut parfois être si difficile de ne pas se sentir menacé par les propos de l'autre?


Ce qui suit pourrait éventuellement nous suggérer une explication, sinon une réponse.


“Se sentir menacé par les propos d'autrui est un mécanisme psychologique complexe, souvent déclenché lorsque nos croyances, notre identité ou notre sentiment de sécurité sont remis en question. Ce sentiment de menace peut surgir de causes internes (insécurités, valeurs) ou externes (paroles, comportements).”


Après avoir visionné une vidéo et échangé avec quelqu'un qui avait dû fuir l'Ukraine à cause de la guerre dans ce pays, j'ai décidé de rédiger cette note de blog. Ce qui m'a incité à me pencher sur ce qui suit.


Je me rappelle du rôle que j'ai joué pendant mon séjour au Costa Rica. Soit faciliter l'étranger avec un désir de s'établir dans ce pays sans en connaître les us et coutumes. Il m'a été révélé que l'incompréhension d'une perception différente de la sienne, en l'absence d'écoute et d'observation, peut devenir une source importante de conflit. En contrepartie, j'ai également découvert que l'observation et l'écoute amélioraient ma capacité à accepter la différence, sinon à mieux aimer. J'ai fait des erreurs avant d'arriver à cette compréhension. Je ne cesse d'apprendre, même si je réside maintenant au Québec.


Le Québec de 1992, à mon départ du Canada, n'est plus le Québec d'aujourd'hui.   Tout comme vous et moi, en fait. Une chose qui reste inchangée malgré tout. La puissance du paradigme social est évidente. Si un changement de perspective est souhaité, il ne faut pas négliger le paradigme social dans lequel une personne évolue.    

  

Dois-je expliquer?    

  

Si le racisme m'a été enseigné pendant mon enfance, par exemple, et que mon entourage soutient cette idéologie, je suis plus exposée à devenir raciste que non. Pour contrer cette force, cette idéologie, la prochaine question à se poser est...

  

Si je veux contrer cette situation, où, et sur quoi dois-je me concentrer?


Les experts utilisent différentes stratégies. La définition ci-dessous décrit de manière précise l'action à entreprendre pour initier le processus de changement de perspective.


“En somme, contrecarrer un paradigme social demande de passer d'un mode de pensée subi à un mode de pensée choisi, en cultivant une conscience critique et en affirmant de nouvelles valeurs.” De l’IA, phrase qui traduit bien le concept de Bob Proctor en rapport au “Changement de Paradigme”. Quoique c’est monsieur Thomas Kuhn qui a initialement introduit ce concept (2) dans son livre - La Structure des révolutions scientifiques, publié en 1962.


Définition qui suppose la nécessité de posséder certaines qualités pour effectuer un tel changement. Mais lesquelles?


“…le moteur d'un changement de paradigme est une personne qui allie une vision claire de l'avenir (imaginative), la force de caractère pour braver la conformité (courageuse) et la capacité de construire des ponts avec les autres (collaborative).”


“Effectuer un changement de paradigme — c'est-à-dire remettre en question les croyances fondamentales et les modèles établis pour en créer de nouveaux — demande une combinaison de qualités intellectuelles, émotionnelles et comportementales spécifiques.”


Tout un contrat!


Pour en apprendre davantage au sujet des paradigmes, cliquez ICI.


Revenons maintenant sur le fait que nous pouvons parfois éprouver de la menace face aux paroles de l'autre.


Après de nombreuses recherches et expériences personnelles, ce qui m'a été le plus précieux dans le passé et encore aujourd'hui, c'est la phrase suivante.


“La menace n'est pas toujours dans les propos de l'autre, mais souvent dans l'interprétation que notre cerveau en fait pour nous protéger.”


Interprétation qui est en fait basée sur la nature de notre paradigme existant. Paradigme que nous avons le pouvoir de changer. C'est à nous de décider si nous voulons le modifier.


Qu'est-ce que j'ai découvert en observant un groupe de personnes âgées pendant plus d'un an?


Il est facile de se laisser submerger par un renoncement à ses capacités à modifier nos comportements.  Cet abandon, souvent inconscient, demande la même énergie que celle de se remettre en question (3). Ce dernier choix n'est pas, comme quelqu’un m'a dit autrefois, pour chercher des poux. Cette action a pour but de susciter et de propager davantage d'amour, tant en soi qu'au bénéfice de l'autre. L'énergie qui nous pousse à abandonner devant les défis est là pour nous maintenir dans l'ignorance.


Après cette réalisation, du moins un rappel de cette "ancienne" connaissance (3), ma décision a été, non pas facile, mais empreinte de lumière.


(1) Si je suis épuisée, malade ou émotionnellement dérangée, mon temps de réaction est réduit. Soit, entre ce qui est dit et ce que je pense. Cependant, si je maintiens ma pratique pour rester dans l'amour, je peux créer plus d'espace et agir avec plus de conscience. En plus, il y a la prise en charge de mon enfant intérieur qu'il ne faut pas que je néglige. Consulter à ce sujet la publication précédente du blog :Y a-t-il des individus qui sortent indemnes de leur enfance?


(2) Origine du terme "paradigme" : "Bien que popularisé par Kuhn au XXe siècle, le mot « paradigme » lui-même a une origine ancienne, remontant à la Rhétorique d'Aristote."


(3) Même après des décennies à travailler avec l'énergie... j'avais presque oublié ce fait. Du moins momentanément.



 
 
 

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