Pouvoir versus influence
- monicchabot
- 7 août
- 3 min de lecture
Nous passons une vie entière (professionnelle) à essayer de se faire une place dans cette jungle qu’est la société. En essayant de s’adapter, nous prenons parfois le risque de ne plus savoir qui nous sommes et ce que l’on veut vraiment.
À la retraite, par exemple, et ce qui est aujourd’hui ma réalité, il nous sera donc nécessaire de réévaluer nos priorités (1). Il nous faut donc repenser notre quotidien. Comme le dit si bien Louise Déchatelets en parlant de cette période, il ne s'agit pas seulement de se reposer “...au bout de six mois la retraite est plate en titi, si tu ne fais rien”. (2)
En tant que personne âgée, nous faisons toujours partie de la société. Mais comment pouvons-nous continuer à participer à celle-ci de manière constructive malgré l’arrêt des activités professionnelles? Notre apport positif est toujours un besoin pour la société. Ne serait-ce que pour ceux et celles à qui nous avons cédé la place, ou même pour les générations à venir. Nos expériences comptent.
“Lorsqu’on transforme notre expérience en influence plutôt
qu’en pouvoir, c’est probablement ce qu’il y a de plus sain
et de plus équilibré pour toute société.” (3)

“En prenant de l'âge et du recul, la notion de pouvoir direct s'estompe au profit d'une capacité de persuasion et d'inspiration intacte.” (4)
J’ai rencontré, en fin de semaine, deux artistes âgés qui ont fait de leur art une plateforme pour partager leurs expériences. Cette plateforme offre l’occasion aux visiteurs de s’arrêter un moment pour réfléchir et s’intérioriser.
Il existe une multitude de manières, une fois à la retraite, d’utiliser nos expériences pour influencer positivement. Il en revient à chaque individu la responsabilité de trouver un champ d’activité qui lui permettra de faire cela. Beaucoup choisiront le bénévolat parmi les retraités, ce qui est une aide précieuse pour les associations en ayant besoin.
Dans les dernières années, n’ayant pas d’enfants ni petits-enfants, ce qui occupe bien des retraités, j’ai choisi l’écriture. Après trois livres écrits pour laisser un légué à plus grande échelle en les publiant en auto-édition, j’ai écrit un quatrième. Ce dernier se veut une source généalogique. Il saura aider ceux et celles, qui dans ma lignée, auront la curiosité d’apprendre davantage de leurs racines en tombant sur un document d’une tante dont l’histoire est tout, sauf ordinaire. Un roman à clef ou, aussi appelé roman autobiographique (5).
Ce livre ne sera pas publié, mais bien déposé aux archives généalogiques du Québec. Le livre en est à sa dernière étape, soit en train d’être corrigé pour en éliminer les coquilles (fautes d’orthographe) et dans le but de s’assurer que la lecture en soit facile. Suivra à cela la mise en page et la création de sa reliure. Pour ce faire, j’assisterai à un atelier pour la créer. Une reliure qui survivra le temps, possiblement en cuir. Ce que je verrai avec la mentor qui m’aidera à réaliser ce projet.
Une fois que j'aurai terminé, je devrai m'occuper d'un autre travail : celui de mettre des photos authentiques en pièce jointe du livre.
Comme vous le voyez, il y a toujours une manière de poursuivre notre travail afin de participer activement et positivement à la société. Ce qui est aussi une source de motivation pour nous aider, nous les retraités, à marcher vers la porte de sortie en beauté!
P.S. Je vous reparlerai d’un autre projet, cette fois-ci d’une tierce personne, qui travaille à la préparation d’une bande dessinée qui illustrera une tranche de vie de plusieurs individus. Des tranches de vie, dont la mienne, qui feront partie d'une exposition. Ce qu’elle fera à Candiac et à Boucherville. Il s’agit de l’autrice Séverine Defouni. Une bonne femme pas mal extraordinaire. Les rencontres avec Sev et les discussions avec elle sont un véritable baume au cœur.
Ce qui peut aussi survenir à n’importe quel moment de nos vies, comme ce fut mon cas en m’exilant au Costa Rica à l’âge de trente-sept ans.
Louise Déchatelets - Image de marque de la vieillesse : Trio d’expérience - je vous invite à cliquer sur ce lien pour écouter entièrement cette entrevue : https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/points-de-repere/episodes/1175550/jeudi-30-juillet-2026
Dialogue avec madame Louise Arbour, La presse - https://www.lapresse.ca/dialogue/opinions/2023-11-10/les-necessaires-renoncements.php#:~:text
Réflexion de Louise Arbour.
“Le roman autobiographique s’avère être une histoire inventée "en apparence", mais les lecteurs reconnaissent des vraies personnes.” [1, 2]




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