Pourquoi parler de la pluie et du beau temps avec les gens, me rendait inconfortable...
- monicchabot
- il y a 6 jours
- 3 min de lecture

... Parce que je n’avais pas compris quelque chose d’important.
Pendant une longue période, cela me faisait vraiment me entrer dans un état second, comme si je planais au-dessus de la conversation. Je ne me sentais plus là, je m'ennuyais énormément.
Aujourd'hui, aborder le sujet de la pluie et du beau temps n'est plus un problème. De temps en temps, cette pratique peut se révéler être un moyen de mener à une conversation plus approfondie. Il y a quelques années, n'étant plus en contact direct avec ma “tribut" (1), j'ai pris la décision de rejoindre une association composée de personnes âgées. Première expérience. Le but était de me créer un réseau de gens ayant potentiellement, parmi ceux-ci, des individus qui pourraient faire partie de ma tribut. Après quatre années à discuter en grande partie de la pluie et du beau temps, ainsi que des problèmes liés au vieillissement, je dois admettre que j'ai dû changer mon focus à un certain .point Je suis toujours membre de cette association. Je m'y rends pour m'amuser lorsque j'en ressens le besoin, mais sans avoir d'attente. Cela devient nettement plus amusant.
En revanche, je ressens toujours le besoin d'avoir des discussions à caractère plus spirituel. Cela veut dire des conversations où l'on parle et écoute avec le cœur, sans chercher à convaincre ou à argumenter. Il s'agit d'un échange abordant des sujets liés à la vie, tels que l'espérance, le cheminement personnel, la foi, et cetera. C'est ainsi que j'ai commencé à explorer des regroupements qui pourraient avoir ce but. Ceci ne veut pas dire que nous ne parlons jamais de la pluie et du beau temps lors de ces rencontres, car pour apprendre à connaître l'autre et soi-même, cela passera souvent par là.
“Nous avons besoin d’être les gardes-fou des uns des autres”... Albert Moukheiber,
...”pour s’aider à avancer ensemble dans le réel.” Jonathan Langlois, Les lueurs
Ces derniers regroupements sont une source d’inspiration et de motivation si je veux pouvoir apporter une contribution positive à la société. Il est intéressant de noter que la majorité des membres du groupe que je fréquente sont des travailleurs, pas des retraités. Même si nos besoins ne sont pas les mêmes, nos expériences restent une source d'inspiration pour tout le monde. Ce sont des rencontres qui nourrissent l'âme (2), et qui contribuent à la formation d'une société plus équitable. Les différentes perspectives en font sa richesse.
Afin de mieux nous comprendre et de mieux connaître notre interlocuteur, il est crucial que nous soyons solidaires les uns des autres. En faisant de l'introspection en solo, par exemple, notre concentration est limitée à nos propres besoins, ce qui constitue un risque. En agissant ainsi, il est envisageable que l'on développe graduellement une égoïsme croissante, et qu'on risque de finir par vivre dans la solitude. Il y a une possibilité que cela puisse entraîner une diminution de l'engagement dans l'ensemble. Cela implique que les individus ne peuvent plus jouer leur part active dans la satisfaction des besoins sociaux.
Je considère maintenant, comme étant un élément crucial, le désir de pouvoir exprimer la meilleure version de qui je suis (3), que ce soit lors de conversations ordinaires ou profondes. Est-ce toujours facile de le réaliser? Non, mais étant donné que la pratique guide le maître, je m'applique à avancer dans cette direction. Si un “Ha-Ha” se produit lors d'une de ces rencontres, tant mieux! Cela démontre tout simplement que j'ai encore beaucoup de choses à apprendre.
Et vous, quelle est votre impression à ce sujet?
Au Costa Rica, nous étions cinq amies à nous rencontrer régulièrement, en plus d'assister à des réunions de groupe où l'aspect spirituel de la vie était très présent. Malgré le fait que le Canada soit un pays très développé par rapport au Costa Rica, j'ai eu plus de difficultés à rencontrer ce genre de personnes depuis mon retour au Québec. Et je ne suis pas la seule. C'est un constat que font certaines des personnes avec qui j'ai eu ce genre de conversations, sans qu'elles-mêmes aient vécu à l'étranger.
Apporter un "aliment" pour nourrir à la fois l'intellect, le physique, l'émotionnel et le spirituel, tant pour soi-même que pour les autres.
Viser la perfection n’est pas le but. Reconnaître que nous ne pouvons pas garantir le bonheur de ceux avec qui nous entrons en contact est une étape essentielle.




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